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Mgr Napoléon-Alexandre Labrie Évêque fondateur du diocèse de Baie-Comeau
«Napoléon-Alexandre Comeau impose le respect par sa connaissance de l'environnement et de la faune, ses exploits de chasseur et de pêcheur, son aptitude à exercer la médecine et enfin pour avoir secouru des proches qui étaient prisonniers des glaces dans le Saint-Laurent.» C'était en janvier 1886. Parmi ces proches il y avait Alfred Labrie, qui sera le père de Napoléon -Alexandre Labrie et qui donna à son fils, né sept ans plus tard, les prénoms de son sauveteur et beau-frère, Napoléon-Alexandre Comeau. Napoléon-Alexandre Labrie avait dix ans quand les pères eudistes se chargent des missions de la Côte-Nord, en 1903. C'est avec eux qu'il commença l'étude du latin à Pentecôte d'abord, puis au Vieux Poste de Manicouagan, où il demeurait chez sa soeur. Poursuivant ses études chez les eudistes au Collège Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, puis au scolasticat à Bathurst au Nouveau-Brunswick, il les termina à Rome, où il fut ordonné à la prêtrise le 15 avril 1922. Il exerça son ministère à la paroisse montagnaise de Betsiamites, puis à Pointe-aux-Outardes, avec desserte de Ragueneau, Chute-aux-Outardes, Pointe-Lebel et Baie-Comeau (c'était au tout début de la ville et l'endroit s'appelait déjà la «baie à Comeau », comme le père de Napoléon-Alexandre Comeau y avait un camp de chasse). Le père de N.-A. Labrie est missionnaire à La Tabatière, sur la basse Côte-Nord, avec desserte d'un territoire de deux cent milles, quand il est nommé vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent, en mars 1938. Son ordination épiscopale a lieu le 17 juillet suivant à Saint-Coeur-de-Marie à Québec. Après la fondation du diocèse du Golfe Saint-Laurent, en novembre 1945, il déménage le siège épiscopal de Havre Saint-Pierre à Baie-Comeau, à l'été 1946. En 1948, avec un comité de citoyens, Mgr Labrie fonde la ville de Hauterive. Trois lettres pastorales de Mgr N.-A. Labrie furent publiées par le soin des jésuites: en 1948, La Forêt, publication de l'École sociale populaire; au même endroit, l'année suivante, en 1949, La Côte-Nord et l'industrie sidérurgique. Les matières premières de la Côte-Nord à la Côte-Nord pour notre province, et en 1950, La forêt et le problème social dans le comté de Saguenay, texte français et anglais, publication de l'Institut social populaire. Après sa démission, en 1956, comme évêque du diocèse, dont il était le fondateur, il devient, de 1957 à 1968, président national des Oeuvres pontificales de la Propagation de la Foi et de Saint-Pierre-Apôtre, où il demanda la fondation du mouvement, toujours actif, de formation des jeunes à l'esprit missionnaire. Il résidait dans sa communauté des eudistes, à Charlesbourg, où il a été inhumé, après son décès à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 16 mai 1973, à l'âge de 79 ans. En conclusion.. La prière écrite par Mgr Labrie à la fin de sa lettre pastorale sur La Forêt, le 30 avril 1948, avec vue de l'embouchure du Saguenay et en premier plan la chapelle historique de Tadoussac, à la porte d'entrée du Diocèse de Baie-Comeau, qui s'étend jusqu'à Natashquan, sur une distance de près de 800 km. À la mesure de la personnalité du «Roi de la Côte-Nord», comme on a appelé l'oncle de Mgr Labrie, Napoléon-Alexandre Comeau. À la mesure de la poésie du protégé de Mgr Labrie, Gilles Vigneault, à la mesure du missionnaire qu'était Mgr Labrie, comme l'appelle celui-ci. En 1951, celui qui est devenu le peintre rimouskois Basque composait ainsi l'enluminure de cette prière. Pierre Michaud, p.h.
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